Un code de la route différent pour les véhicules autonomes?

Le code de la route est par définition un ensemble de règles qui sont créées afin de sécuriser le trafic routier. Il comprend certaines règles de comportement, comme le fait de ne pas conduire en état d’ivresse, des règles de priorité afin de définir un ordre de passage pour les voitures, ainsi que des règles de limitation de vitesse.
Une voiture autonome ne boit pas, et le code sur les priorités n’a aucune raison valable d’être modifié pour elle. Nous allons donc nous intéresser sur le troisième point qui est la limitation de vitesse.
Ces limitations assurent théoriquement que l’état de la route et sa configuration (virages) permettent aux voitures bien entretenues de ne pas finir dans un fossé si les vitesses prescrites ne sont pas dépassées.

Si nous nous trouvons dans une zone à risque pour les piétons, comme une école par exemple, elle permet d’assurer que la distance de freinage, qui diminue avec la vitesse, est suffisante en cas d’obstacle imprévu. Cette distance de freinage nécessaire est grandement influencée par le temps nécessaire au pilote à réagir et à appuyer sur le frein. Les voitures autonomes qu’on nous annonce ont visiblement des temps de réaction beaucoup plus court que l’être humain et ont donc une distance de freinage plus courte. De plus, elles seront peut être capable d’avoir des trajectoires d’évitement d’ obstacles plus performantes grâce à la puissance de calcul de leur ordinateur de bord. A sécurité égale, une voiture autonome pourrait donc rouler plus vite qu’une voiture conduite par un humain. Doit-on pour autant leur accorder le droit d’appuyer sur le champignon? Rien n’est moins sûr, car certains obstacles sont de toutes façon inévitables même pour un ordinateur, et le fait de rouler vite augmente également la puissance de l’impact en cas de choc.

Vidéos de la voiture autonome Google sur circuit, vue de extérieur et de l’intérieur !


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