Véhicules auto-pilotés = chauffeurs sur le carreau ?

Depuis que l’homme existe, il a toujours essayé de minimiser son travail. Dit en d’autres termes, il a développé au fil de son histoire des outils permettant, soit de faciliter sa tâche, soit de l’automatiser complètement.
Cette démarche conduit automatiquement à un remodelage permanent du monde du travail, avec des nouveaux métiers qui apparaissent, et d’autres qui disparaissent.
Quelles seront alors les professions qui seront touchées par l’arrivée des voitures autonomes? Lesquelles le seront en premier?

Les professions les plus touchées seront probablement d’abord celles dont le rôle est uniquement de conduire. Les deux métiers qui viennent naturellement à l’esprit en premier sont les chauffeurs de taxis, de bus, et les conducteurs de poids lourds, ou plus généralement des véhicules de marchandises.

Les voitures autonomes auront probablement un coût élevé à l’achat au début mais, comme chaque technologie qui a réussi à percer et à rentabiliser ses investissements de recherche et de développement, les prix baisseront. Si leur coût descend en dessous de celui d’un salarié, il est fort à parier que les sociétés feront appel à elles pour remplacer leurs anciens employés, afin de dégager d’avantage de profits. Cela sera d’autant plus vrai s’il s’avère que la conduite de ces voitures autonomes est plus sûre.
Pour ce type d’utilisation, il est d’ailleurs intéressant de noter que le point fort majeur de ces véhicules est leur infatigabilité. En effet, qui n’a jamais entendu parler d’accidents de poids lourds, dû à l’assoupissement de son conducteur après 12h de conduite?
Si ces véhicules tiennent leurs promesses en terme de fiabilité de conduite, cela peut réduire sensiblement la mortalité sur les routes. D’un point de vue de l’emploi, il y aura certes des postes crées pour la fabrication de ces véhicules professionnels autonomes, mais cela comblera-t’il les milliers de chauffeurs qui risquent de se retrouver sans emploi?

Rien n’est moins sûr, et, dans une société où le chômage est l’un des principaux problèmes, autant dire que l’avènement de cette technologie ne fera pas que des adeptes.

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