Vague de critiques contre la voiture autonome

L’environnement de conduite vu par une Google Car

Le moins que l’on puisse dire est que l’actualité est mouvementée sur le front des voitures autonomes. En effet les semaines passées ont vu passer toute une série d’annonces, de billets et d’articles contestant ou critiquant fermement ces projets. Ces critiques sont bienvenues, car elles obligent les concepteurs à améliorer le produit, Google à peaufiner sa vision. Cependant, on ne peut s’empêcher non plus d’y voir une contre-attaque médiatique du monde automobile pour reprendre l’avantage de la visibilité.

Les annonces sont les suivantes :
– le maire de Londres, Boris Jonhson, s’est désolidarisé d’un document, produit par ses services, soulignant les avantages de la technologie autonome appliquée aux bus. Là, le bras de fer avec les syndicats est probablement la cause de ce retrait.
– Ford a annoncé que la voiture complétement autonome ne sera peut être jamais possible. Si l’on ne peut nier que l’autonomie complète n’existe pas pour le moment, il est tout de même bien dangereux de tenir des propos de la sorte. Surtout de la part d’un constructeur qui vend des voitures avec un pilotage autonome de parking. Nissan, par la voix de son chef, Carlos Ghosn, avait tenu des propos similaires lors du premier semestre.
– un article de Gizmodo souligne (s’inspirant de celui-ci) toutes les imperfections et développements restant à venir à propos des voitures autonomes. D’après le papier, la voiture Google n’est pas capable de repérer les pieds de poule, sans cônes de signalisation, n’est pas capable de gérer le climat, les routes non cartographiées, et de différencier les humains. Cette dernière critique est tout de même assez fragile (dans le cas d’un policier donnant des ordres). Car rien n’empêche le policier de disposer d’un outil type télécommande pour envoyer des ordres à la voiture autonome, ordres qui seraient prioritaires par rapport à toutes les autres injonctions de la voiture. De même, la voiture ne serait pas capable de reconnaitre un feu de circulation non cartographie sur Google Map. Rien n’empêche de compléter les feux par des puces radio RFID signalant le passage d’une lumière à l’autre. C’est ce qu’on appelle la communication V2I (Vehicles to Infrastructures), et qui sera bien évidemment appelée à se développer de manière exponentielle à mesure que le champ des voitures autonomes s’accroîtra.
– l’Etat de Californie a recadré Google en lui rappelant que son prototype de niveau 4 n’était pas autorisée sur les routes, sans volant permettant au passager de reprendre le contrôle du véhicule.

Au-delà, tout le monde reconnait que la voiture Google a fait beaucoup de progrès, et qu’elle a validé plus de 700 000 miles (à peu près 1,2 million de km). Ces critiques, après les  Anecdote amusante pour finir : Chris Urmson, le leader du projet chez Google a déclaré qu’il souhaitait que la voiture soit complétement autonome avant que son fils de 11 ans n’atteigne l’âge autorisé pour la conduite aux Etats-Unis, à savoir 16 ans, d’où les 5 ans visés pour l’achèvement du programme.

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